Back to Rotorua
Ce qui veut dire "De retour à Rotorua", où nous sommes revenus depuis que nous avons quitté notre dernier WWOOFing. Nous partageons désormais nos journées entre recherche de boulot et découverte de la région (toujours sponsorisés par Joëlle).
Le moral est bon, les coups de blues du mois de janvier semblent loins. À ce propos, la dernière fois qu'on a eu besoin de regonfler les batteries, on a commencé à regarder les petites vidéos enregistrées par nos proches avant notre départ. Nous avons donc vu Nathalie nous réchauffer les coeurs avec sa tenue d'hiver, Céline et Geoffrey nous souhaiter un bon voyage tout en rimes, et nous-mêmes (!) nous remontant le moral d'avance le jour de nos fiançailles ! Merci à vous, on attend les prochains avec curiosité mais on n'est pas pressé d'avoir besoin de se remonter le moral !
Côté recherche d'emploi, nous pensions initialement travailler 3 mois dans l'agriculture pour ensuite bénéficier de 3 mois d'extension du visa. Mais nous venons de dénicher une meilleure technique (merci le service de l'immigration !) : aller quelques semaines en Australie à la fin de notre visa, puis revenir en NZ en tant que visiteur pour 3 mois (donc sans permis de travail). Nous pourrons ainsi profiter d'un 2ème été pour visiter l'île sud. En théorie, nous irions donc en Australie vers le mois de novembre pour rentrer en France dans tout juste un an...
Mais revenons en à la recherche d'emploi. Nous scrutons les petits boulots pour l'automne (agriculture ou autre) tout en gardant pour objectif les stations de ski cet hiver. Ce qui nous frappe, c'est que nous avons souvent un formulaire à remplir avec des questions qui reviennent systématiquement : avez-vous des problèmes de santé affectant le travail demandé ? avez-vous déjà été viré ? avez-vous été jugé coupable de délit ? ou êtes-vous en cours de jugement ? Heureusement nous pouvons répondre NON à toutes les questions. Systématiquement on nous demande une copie du visa de travail, ce qui veut dire qu'ils ont vraiment l'habitude d'embaucher des étrangers.
Sinon rien de bien passionnant, une recherche d'emploi classique pour des postes de opérateur de tire-fesse / télésiège, hôtesse d'accueil pour Isa, magasinier, maintenance pour Cyril, ...
Plus dépaysant maintenant, nos visites... Ou plutôt commençons par une anecdote. Nous avons donc quitté nos hôtes sous une pluie battante le samedi 28 février. Après nous être réfugiés dans un cyber café pour l'après-midi, nous avons eu la chance que le temps s'éclaircisse pour s'installer dans un coin tranquille : un quartier en construction, avec routes et éclairage public, mais aucune maison donc aucun voisin. Sauf que le matin... plus de batterie !! Et quand y a personne, y a personne... Et si ! Juste à ce moment-là passe au loin une voiture qu'Isabelle a atteint après un 100 mètres en tongues, et nous tombons sur un agréable couple de retraités qui vient de tomber en panne de batterie et en a donc une toute neuve. Ils habitent le coin et sont venus voir l'avancement des travaux. Quelle bonne idée !
Après un dépannage apprécié, nous voilà repartis à la recherche d'une boutique auto pour tester la batterie. Le "Super Cheap Auto" du coin nous confirme que la batterie peut encore tenir ou peut nous lâcher, mais on est joueur et on repart après avoir fait le plein des électrodes à l'eau distillée.

Le lundi, nous nous sommes rendus dans la ville de Matamata. Après avoir découvert quelques allusions au Seigneur des Anneaux dans le centre-ville, nous avons pris la navette depuis le point info à destination du monde de Tolkien.


Hobbiton, le petit village des Hobbits, se situe à 20 minutes de Matamata. C'est le seul décor du Seigneur des Anneaux qui n'a pas été complètement démonté : il reste encore les structures des maisons. Accompagnés de notre sympathique guide, nous nous sommes replongés dans l'univers du film en imaginant Gandalf arriver sur la droite, Frodon assis sur son arbre... Mais surtout nous avons découvert de nombreuses anecdotes sur le tournage : la seule grange visible depuis le site était cachée par des faux arbres, les voisins ont été payés pour empêcher les badauds de venir, le parking caché du staff, et finalement le démontage reporté pour cause de grosse pluie et de terrain glissant. C'est alors que les propriétaires ont réalisé le potentiel du site et ont demandé de ne pas finir le démontage.
Nous avons fini le tour par une démonstration de tonte de mouton.
En gros, une super matinée cadeau de Gaëtan, Emilie et Manon, au cours de laquelle Cyril s'est transformé pour quelques instants en Hobbit, comme vous pourrez le voir sur la photo !
Merci pour cette super aventure !


Et pour cloturer sur le monde de Tolkien, voici la bande annonce du 4e volet de la trilogie (!?) : "Cyril le Hobbit"...
Le mercredi, nous avons profité du cadeau d'anniversaire de Papa / Guillaume pour étendre notre journée à Te Puia (lieu touristique culturel) avec la soirée "maorie".
Te Puia (= la source) est un lieu d'intense acitivité volcanique, où une tribu maorie vit depuis longtemps. L'idée a germé d'en faire un parc ouvert au public pour mieux conserver et faire connaître la culture maorie.
Nous avons donc profitez d'une journée complète dans ce complexe géo-mao-kiwi. Le matin : visite guidée du parc avec une visite de la maison des kiwi-birds (oiseaux) ou nous avons pu apercevoir dans l'obscurité un couple de kiwi-birds puis avons rejoint les geysers et ou l'on est resté pour pique-niquer.
Apres-midi : visite des mares bouillonnantes ou de boue avant de se présenter a notre soirée maorie.



Cyril a été élu (enfin il s'était bien mis devant) chef du clan des touristes afin de faire les présentations avec le clan maori. La coutume veut que la tribu qui "accueille" teste les intentions de la tribu qui se présente. Ainsi Cyril s'est vu faire devant lui une démonstration des qualités de combat d'un guerrier maori avant qu'il dépose une petite feuille de fougere. Pour montrer que l'on est pacifique, il faut s'approcher de la feuille, garder le regard sur le guerrier, la ramasser, puis reculer lentement ; ce que Cyril a fait, sinon la soirée aurait été trés courte ;-)
Les présentations terminées, nous sommes tous rentrés dans le Marae (maison de rencontre) pour des danses, du haka, et autres chants (on a tous les deux participés...)
Pour rechauffer les convives, direction le dinner "traditionnel" préparé dans un Hangi (four dans le sol avec une cuisson entre pierres tres chaudes). Au menu (pour changer de nos pates) buffet d'entrées composé de soupe de fruits de mer ou de kumara (patate douce), salades diverses. Ensuite, viandes (poulet, porc, agneau) avec potiron, kumara et pomme de terre au Hangi. Et pour les plus gourmands, un grand buffet de desserts, gateaux, fruits, mousses,...
Enfin la nuit tombée et le repas terminé, nous sommes tous retournés aux geysers afin de prendre une boisson chaude, les fesses sur des marches chaudes, et en apprendre un peu plus sur la culture maorie. Une formidable journée !!!
Un grand merci Papa / Guillaume pour ce dépaysement. On a meme vu un kangourou autour du parc ! (on suppose qu'il s'est echapper d'un zoo voisin ou qu'il etait prevu pour diner ;-)

Pour la fin de semaine, nous n'avons pas été gâté par le temps, entre pluie et vent, difficile de vivre hors du van, mais difficile aussi de vivre dans nos 3 mètres cubes...
Vendredi nous nous sommes réfugiés dans le musée de Rotorua qui nous a agréablement surpris. Ce musée est anciennement la Bath-House des jardins du gouvernement (cf. article du 8 mars).
Le musée est composé en 4 sections :
- l'histoire du bâtiment et son activité géothermale,
- l'éruption du volcan Tarawera au début du siècle (avec un superbe film à effets spéciaux et salle animée),
- le bataillon de Maoris volontaires pendant la Seconde Guerre Mondiale (particulièrement courageux, Rommel aurait dit à Hitler qui lui reprochait la défaite en Tunisie "Donnez-moi un bataillon de Maoris et je gagne la guerre")
- l'histoire de la tribue Maorie de la région (dans cette partie il faut respecter la culture Maorie qui dit que les esprits sont toujours présents : ne pas prendre de photos, laisser les feuilles au sol pour protéger les esprits, et éventuellement mettre de l'eau sur ses épaules pour garder les esprits avec soi en partant). Une anecdote : nous avions remarqué que beaucoup des statues et monuments maoris sont rouges, et nous avons appris que cette couleur a été intégrée par les colons car c'était plus joli dans les musées, avant que les Maoris se le réapproprie.
Tant de choses à voir que nous y retournerons bientot pour finir d'en profiter (on ne doit pas être les seuls car ils distribuent des tickets gratuits pour une seconde visite).
Cette belle visite clôture le budget de Joëlle, un grand merci pour tout ce qu'on a découvert grâce à toi !
Dans le prochain article, nous vous raconterons notre épopée sur Mars ! ...